Je continue ma route

Je continue ma route malgré les FAISEURS DE NUIT.

BONJOUR ami-e-s Vous n’êtes pas sans savoir que le cap a viré lorsque les dernières élections municipales ont vu bascule certaines mairies côté ’’ vert de gris’’, et qui ont pris le contrôle dans certaines villes. Du coup la programmation culturelle s’est réduite et momifiée avec la seule ambition d’y imposer leur propre ligne idéologique.
Face à ce détournement, une partie des artistes ont été déprogrammés, dont moi dans plusieurs villes (au motif de « n’être pas l’artiste la plus légitime pour porter et défendre la poésie FRANCAISE » !

Qu’à cela ne tienne j’ai d’autres chants à défendre depuis toujours !
Car dans les cales, je reste cette passagère clandestine qui s’obstine à faire fait vibrer les mots et les chants du monde !

JE RESTE. Je ne renonce pas. Je continue ma route malgré les FAISEURS DE NUIT.

Collée à la coque du bateau ou agrippée au grand mât, liée par cette certitude que la musique et la poésie ne connaissent, ni les races, ni les frontières, obstinément je suis partout chez moi et je porte désormais cet héritage ‘’Multi-ethnique’’ qui peut parfois peser, mais que je ne renierai JAMAIS.

Certains médias font gonfler leurs voiles sous le vent de la ’’ Préférence Nationale’’ ! FOUTAISES !
On me croit sabordée et ma voix étouffée au fond des cales.
Mais mon chant bat toujours et avec force le Contretemps.
Nul ne pourra m’éteindre : ma voix demeure car elle reste celle des exils, celle des migrations forcées.
C’est une voix charnelle, faite de sueur, d’espoirs, de peurs, de lumières et de grand large.

Elle remonte des fonds marins, défie les tempêtes ; elle rit aux éclats avec le souffle des ancêtres pour mieux terrasser l’humiliation et se tenir debout sous la tempête. Mon rêve, mon chant et mes mots ne mourront jamais sous les balles.

Je suis le corps des sans-voix. Je passe les frontières qui n’ont pas de cœur, sous le regard des borgnes blonds, stupides et haineux.
Eux dont le but reste de verrouiller les esprits comme on érige une forteresse, se retrouveront pris à leur propre piège comme des geôliers enchainés à leurs prisonniers.

En fantôme nomade et poétique, je reste l’exilée d’un chant incarné- Et ce chant deviendra peut-être prophète.

Ils ont cru museler ma parole, ma voix, mon chant, en refusant mes récitals, mais Richard Robert (Opéra Underground-Lyon-) accepte de m’offrir un refuge bienvenu pour la saison prochaine. Les dés sont jetés. Merci, infiniment !

Ils verront peut-être alors que leur empire, qui se bat contre les exilés, n’aura d’autre choix, un jour, que d’entendre le verbe de ce chant vivant, digne, debout, avec ces des mots intacts sous la lumière verticale.

Mon chant nomade va reprendre les chemins du voyage, car ses mots traversent les frontières depuis la nuit des temps. Son verbe reste obstinément et plus que jamais présent

Ces nouveaux élus n’y pourront rien ! Nous continuerons à chanter ailleurs que chez eux, les codes binaires s’effaceront pour laisser le peuple et la culture universelle trancher et l’esprit se gonfler d’une empathie retrouvée.
Dans la racine du souvenir des chants ancestraux de mon enfance demeure l’image de ma grand-mère et de ma mère mais aussi de notre humanité, toujours préservée.
Bien sûr je reste fragile, mais protégée par les fils et filles du vent de mes racines tziganes et berbères et donc éternellement souveraine.

Vous embarquerez avec nous sur cette lame de fond prodigieuse qui n’en finira pas de déferler.
Vous verrez : On y rit, On y respire autrement, On y chante, On y danse, On s’y libère.

C’est peut-être ce qu’on reproche à ce chant nomade.
Et c’est précisément ce que j’aime moi : cette voix qui déborde, cette voix qui refuse de rentrer dans les cases, parce qu’elle porte en elle la voix des exilés.

Sacré Pari ! Gratitude à Richard Robert pour sa confiance ...
Et qui sait, peut-être à d’autres programmations courageuses ! 

(NBG)
01/10/2026